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« Maktoub » perce tous les tabous !

Posté par Webmastrice, 14 septembre 2008

Les feuilletons en langue arabe, achetés à prix fort auprès de certains pays arabes, sont détrônés par de nouvelles productions tunisiennes qui ont fait leur entrée à la télévision tunisienne par la grande porte. C’est l’exemple même du nouveau feuilleton « Mektoub » qui enregistre chaque soir une forte audience.

Hommes et femmes et en grand nombre suivent les épisodes chaque soir dès 20h30 sur TV7et sont tenus en haleine face aux images qui défilent devant leurs yeux. « Mektoub » (Destin) est un feuilleton social écrit et dialogué par Tahar Fezaâ et Tahar Ben Ghédifa, produit par Cactus Production et mis en scène par Sami Fehri qui, à l’occasion, endosse, pour la premièe fois, la cassette de réalisateur. Avec ces 30 épisodes, Sami Fehri va tâter le pouls, voire la réaction des téléspectateurs et prévoit de poursuivre le feuilleton avec 70 autres épisodes juste après Ramadan. 

Cette nouvelle production tournée à Tunis, Hammamet et Sousse se distingue par les rebondissements de l’histoire au détour de chaque épisode, tenant le téléspectateur en haleine. Ce feuilleton d’un genre particulier influe par une autre approche sociale, d’autres visages d’acteurs que ceux connus du public tunisien, a permis de se familiariser avec un environnement social tunisien et une culture qui dans le fond se rapproche de la nôtre. Ce feuilleton ne cesse de séduire filles et garçons, jeunes et adultes et rendre accrocs des milliers de Tunisiens avec cette culture des familles bourgeoises, ces villas luxueuses, ces quartiers huppés de la banlieue de Tunis et cette jeunesse enthousiaste et ambitieuse. Mektoub a réuni pour la première fois de jeunes acteurs, la plupart des amateurs qui ont su tirer leur épingle du jeu à l’image de Samira Magroun, Helmi Dridi, Ahmed Landolsi, Yassine Ben Gamra, Rania Gabsi épaulés par des acteurs chevronnés dont Jouda Najah, Nédia Boussetta, Atef Ben Hassine, Amel Safta, Jamal Madani, Slah M’saddak sans oublier le célèbre footballeur Radhi Jaidi et le basketteur Sami Temimi. Le scénario est d’actualité puisqu’il relate la vie de cinq étudiants bourgeois qui essayent de composer avec leur réalité et de chercher des issues à chaque impasse. Leur destin demeure flou et incertain. Le tournage qui a commencé en mars a pris fin en août 2008.

D’autres épisodes seront filmés juste après Ramadan. C’est dire que Sami Fehri tient à son projet original qui a retenu des milliers de téléspectateurs.

Jouda Najah: la mère accaparante et possessive !

Jouda Najeh, cette femme douce, joviale et aimable est toujours plein d’enthousiasme et d’ardeur. Cette passionnée du 4 ème art est une artiste accompli. De retour sur scène après son dernier feuilleton «Hassabat wa Akabat» avec Hichem Rostom, Jouda joue le rôle de la mère dans "Maktoub», une mère dure et difficile avec ses enfants « Je suis sévère avec ma famille parce que je la porte dans mon coeur. Je suis rigoureuse avec mes enfants parce que je ne veux pas qu’il leur manque quelque chose. Je les défends. Vous savez après la mort du mari, on devient protectrice, une mère accaparante. Oui ! En fait, c’est une situation un peu difficile que celle d’avoir une maman qui vous veut éternellement bébé.

Mais une mère, est une mère et en plus, nous sommes dans une société tunisienne où il n’est pas facile de contrarier la maman. On essaie de la comprendre en espérant qu’elle pourra mettre un peu d’eau dans son vin. On ne peut jamais élever la voix devant sa mère. Je suis donc dans cette situation d’un personnage qui aime ses enfants, une situation qui n’est pas du tout partagée par tout le monde. C’est la tendresse ! Dès que la femme commence à aimer, elle devient possessive. Le feuilleton reflète cette idée et essaie d’attirer un large public soucieux d’apprendre les réalités vécues au quotidien, des sujets tabous qu’on n’ose pas parler à ses enfants. Cette nouvelle approche utilisée dans le texte permet aux acteurs de tenir en haleine le public qui apprécie qu'on puisse parler de tout de façon décente. J’apprécie souvent cette manière d’expliciter les choses, même ce qui a toujours été considéré comme interdit, sans toutefois appeler le chat par son nom. «Maktoub» miroir de la société, brise ainsi les tabous. Il montre cette femme qui tombe enceinte avant le mariage, de quoi choquer certains fans, le refus d’un maman parce que son fils blanc veut se marier avec une brune, les relations extraconjugales… Il ne faut pas se leurrer, le feuilleton reflète bien une culture et des problèmes vécus par notre société.

Sami Fehri a réussi un coup de maître en abordant ce quotidien vécu par notre jeunesse. On m’accuse de racisme. Personnellement, je ne le suis pas. Mais la réalité est tout autre. Le Noir, dans l’imaginaire collectif, renvoie toujours confusément à l’intérieur, domestique ou esclave, à celui qui se trouve en bas de l’échelle, et avec qui on peut tout se permettre. Cette vision dévalorisante n’a pas disparue et de nos jours certains parents, égoïstes, refusent que leurs enfants se marient à des noirs. Ces femmes noires sont désormais rejetées de deux côtés par les hommes blancs et par les mères blanches. C’est le cas de Yusra dans le feuilleton Maktoub et je trouve que cette réalité triste domine encore nos relations et Maktoub est une sorte de refus de ce racisme inculqué par notre entourage ».

Samira Magroune (Cirine) : la fille soumise et opprimée

Samira Magroun, connue dans le feuilleton sous le nom de Cirine est originaire de Bizerte. Son père originaire de Zarzis, sa mère de la capitale ont toujours encouragé leur fille dans ses études. Angliciste puis hôtesse de l’air à Nouvelair, Samira douée et débordante d’énergie a pu se frayer un chemin dans le monde artistique pour lequel elle a cultivé, dès son jeune âge, une vraie passion. Elle fait carrière dans l’aérien. Elle devenait plus tard hôtesse de l’air. Suite à un entretien avec Sami Fehri et grâce à son don et son look, elle a été choisie pour participer dans le feuilleton «Maktoub» “C’était dit-elle un défi, vu que son cursus et sachant que sa culture théâtrale n’était pas très développée. C’était ma première expérience.

Je dois la réussir et ce n’était pas facile pour une débutante. Le talent de Samira lui a permis d’aller au bout de ses intentions. C’est une belle opportunité et une mission difficile. Sans tarder, j’ai tenté le terrain aidée et encouragée par tout le staff technique et le scénariste Tahar Fazaa. J’ai lu le scénario et je me suis senti prête pour interpréter le rôle de Cirine, fiancé de Ilyès Yassine Ben Gamra), une fille soumise, opprimée sans personnalité qui vit dans l’ombre d’un mari difficile de tempérament, qui veut imposer ses idées et qui n’accepte pas le dialogue et là le feuilleton «Maktoub» se veut pertinent et audacieux dans les sujets qu’il traite, d’amour et de haine et de la rivalité. Sami Fehri a voulu dénoncer cette violence faite aux femmes et >cette domination de l’homme vis-à-vis de la femme, la femme esclave et objet.

Il nous promet une image plus réaliste de notre jeunesse car de nos jours la fille tunisienne refuse cette soumission et ce traitement.”

Rania Gabsi (Yosr) : refuser le racisme

Rania Gabsi est une jeune sportive puisqu’elle est étudiante en 3 ème année à l’INEPS. Sans jamais se départir de son sourire, elle répond aux questions avec une franchise frisant la candeur. Notre propos, ici, n'est pas tant de présenter l'actrice que d'approfondir un peu plus la connaissance de ce jeune talent.

En effet, on peut penser de l'actrice ce que l'on veut, du bien en général, mais force est de constater que Rania, cette jeune gabésienne est une fille douée et débordante d’énergie. Elle ressemble un peu à ces personnages dans ce qu'ils ont de spontané et de séduisant. Elle sait écouter. Et cela est une qualité qui, outre la présence à l'écran, est de nature à faire progresser cette jeune actrice qui en un laps de temps a pu s’imposer et aller au bout de ses intentions. Yosr comme on l’appelle dans le feuilleton est l’amie de Atef Ben Hassine accroche l’auditeur par son spontanéité et son jeu réfléchi.

“Tout simplement dit-elle parce que « cette nouvelle production évoque la pure réalité des tunisiens, sans maquillage et fioritures. J’ai voulu jouer dans ce feuilleton après avoir été sollicité par le producteur. Mon profil va bien avec le cating. Cela m’a emmené à m’entraîner et à apprendre les ABC du 4 ème art. Il faut l’avouer, ce n’était pas facile.

Encouragée et soutenue par mes parents, je me suis investie dans cette première expérience. Il faut dire que l’histoire m’a beaucoup tentée. Un blanc qui aime une noire. C’est tout le refus de la société. La mère de Mehdi refuse à son fils cette relation. C’est un problème de couleur et de peau.

Un racisme qui ne se réclame d’aucune idéologie, d’aucune vision du monde, si abjecte soit-elle.

C’est un racisme sans militants. Il ne se trouve personne pour le revendiquer et encore moins pour l’expliquer. Pourtant, chaque tunisien y a un jour cédé, même sans le vouloir, tellement il imprègne le langage, en se glissant derrière les dictons de grand-mère et les mots les plus ordinaires du dialecte.. On se fait traiter de Kahlouch d’oussif comme ça, gratuitement. C’est le cas de cette mère qui refuse à son fils de lien avec une brune. C’est que dans notre société, il y des gens racistes, il y en a dans toutes les sociétés. Ce qui m’étonne plus, c’est la passivité de la majorité silencieuse. Ce racisme touche toutes les couches de la société. Je pense que j’ai bien joué ce rôle.

Sami Fehri, Atef Ben Hassine et Abdelwaheb Jamli m’ont beaucoup aidée et le message est bien transmis aux téléspectateurs. Quelle sera l’avenir de Yusr avec Mehdi ? Rania souriante me dit de ma patienter « vous le verrez dans la deuxième moi tié du feuilleton juste après Ramadan.”

Yassine Ben Gamra (Ilyès) : Dur, séducteur et jaloux !

Même s’il n’a pas forcément rêvé de faire de la télé, il considère être prédestiné au métier puisque ce jeune étudiant en 4 ème année d’informatique a animé une émission d’animation « Jetset » à Hannibal TV. Sa clique l’élisait à chaque fois pour devenir acteur. « j’aime le théâtre et la télé. “Après ma première expérience « Kahwat Jaloul » avec Asma Ben Othman, j’ai été sollicité dernièrement pour jouer un rôle dans le feuilleton « Maktoub » J’ai accepté. Il est vrai que sur le plan artistique, je n’étais pas prêt et j’ai été formé dès le départ sur des bases solides à travers des stages de formation et de perfectionnement d’acteur de haute facture. Le scénario m’a plu et je me suis mis au travail. Je pense que j’ai convaincu et j’ai convenablement illustré le rôle d’Elyès. Dieu merci, Sami Fehri était content de ma prestation et le courant est bien passé avec Samira Magroune (Cirine)” Yassine, beau et blond, fait partie de la nouvelle génération d’acteurs tunisiens avec son regard perçant, un corps, une présence et des attitudes qui en disent long sur ses intentions. Dans Maktoub, il joue le rôle d’un fils à papa, riche, frimeur avec son hammer mais un type dur, agressif, possessif.  ’est un grand jaloux. Il ne permet pas à sa fiancé de sortir seule ou de fréquenter un tel espace ou autre. Al'inverse, il adore sortir dans les lieux branchés.

C’est un coureur de jupons qui aime séduire. Il vit des contradictions. Mais il masque cela par son comportement difficile. Est le genre qui aimait sa fiancée? Tout le feuilleton essaie de décrire cette relation fille garçon, ce conflit de jeunesse et là Yassine s’est illustré par son jeu réfléchi, sa tactique et ses ruses. Finira t-il par se marier avec Cirine ? Il faudrait attendre les prochains épisodes pour voir de près le dénouement ? Ainsi, cette première de Sami Fehri à la fois palpitante et fantastique révèle cette crise de la jeunesse qui essaie de surpasser ses peurs et utiliser ses pouvoirs pour résoudre les énigmes. Elle nous décrit aussi les troubles du comportement de ces jeunes étudiants, l’acceptation ou le refus de l’autre. Sami a bien présenté cette difficile cohabitation des différentes couches sociales, le racisme larvé de part et d’autre à travers cette relation fille-garçon. Un projet réussi qui nous retiendra encore même après Ramadan !

Kamel Bouaouina

Le Temps du 13 septembre 2008

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